En 2018, une étude conduite dans 21 pays mettait en évidence une augmentation du risque cardiovasculaire et de la mortalité proportionnelle au sommeil. Globalement, le danger augmentait nettement pour deux catégories d’individus : ceux qui dormaient plus de 10 heures par nuit, d’une part, et ceux qui faisaient la sieste alors qu’ils dormaient plus de 6 heures par nuit, d’autre part.
Une nouvelle étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Lausanne vient de montrer qu’une sieste occasionnelle était largement bénéfique pour le cœur. Dans ce travail, 3462 habitants de Lausanne âgés de 35 à 75 ans ont été suivis pendant un peu plus de cinq ans. La majorité (58 %) ne faisait jamais de sieste, les autres en faisaient chaque semaine : 1 ou 2 (19 %), entre 3 et 5 (12 %) ou 6 ou 7 (11 %). Les résultats montrent qu’il y a deux fois moins d’accidents cardiovasculaires pour ceux qui font une ou deux siestes par semaine. Il n’y a en revanche aucun impact pour ceux qui en font plus de deux par semaine ou ceux qui n’en font pas du tout.
Selon l’enquête de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV/MGEN2017), « un Français sur quatre fait une ou deux siestes par semaine » et un sur sept en fait au moins trois par semaine.
Sans doute faut-il faire la différence entre la sieste par fatigue et la sieste par goût. La première est généralement plus longue. Dans l’enquête INSV/MGEN, on s’aperçoit ainsi que si trois jeunes sur dix déclarent faire en moyenne deux siestes par semaine, ce sont des siestes longues (avec plus d’une heure de sommeil pour les deux tiers d’entre eux) qui servent en réalité à compenser un manque de sommeil nocturne !
Cela confirme que la relation entre la sieste et santé n’est pas simple, car plusieurs facteurs interviennent : la durée et de la fréquence des siestes, mais également le moment de la sieste, ainsi que la qualité du sommeil observée pendant ces siestes. A chacun, donc, de trouver la bonne formule.

Source RT Flash