Au Canada, des scientifiques de l’université Health Network de Toronto et de l’Institut de recherche Krembil affilié ont mis au point le premier médicament capable de stopper la progression de l’arthrose. C’est le résultat d’une étude publiée ce mois-ci dans la revue « Annals of the Rheumatic Diseases » .

L’arthrose est une maladie rhumatologique chronique qui touche 10 millions de Français (65% des plus de 65 ans) et résulte d’une destruction du cartilage qui recouvre les extrémités des os au niveau des articulations. Elle est la première cause d’incapacité fonctionnelle pour les plus de 40 ans. Aujourd’hui, on sait soulager la douleur, mais aucun traitement n’existe pour en guérir. Les principales zones du corps touchées sont les cervicales et les lombaires (entre 70 et 75 %), le genou (40%), le pouce (30%), la hanche et la cheville (10%) et les épaules (2%).

Les chercheurs ont réussi à mettre au point un « bloqueur » de la molécule microRNA-181a-5p, responsable de l’arthrose. « Ce bloqueur (…) a l’habileté d’empêcher une destruction plus poussée de l’articulation dans la colonne vertébrale et dans le genou », deux des zones testées sur des souris, des rats, ainsi que des échantillons de tissus humains de personnes souffrant d’arthrose.
Les spécialistes doivent désormais poursuivre leurs efforts pour déterminer le bon dosage et développer une méthode permettant l’injection du « bloqueur » directement dans les articulations du genou et de la colonne vertébrale. « La recherche a fait un grand pas en avant. Si nous étions capables de développer une injection simple et efficace pour les patients, cette découverte pourrait changer la donne », s’est enthousiasmé l’un des participants, qui est aussi chirurgien de la colonne vertébrale.

De nouveaux essais cliniques sur des humains seront bientôt effectués.

Source Est Républicain