Deux études menées par une équipe internationale dont des chercheurs de l’INSERM, parues dans « Alzheimer’s and dementia », montrent que la déficience en vitamine D, et en d’autres nutriments liposolubles, serait associée à un risque plus important de développer une maladie d’Alzheimer.
La première étude s’est penchée sur 916 participants et a analysé leur consommation de vitamine D. Dans cette cohorte avaient été incluses en l’an 2000 des personnes de 65 ans et plus, non-démentes. Des prélèvements sanguins avaient été réalisés à l’inclusion et les participants ont été régulièrement revus pour évaluer leur état cognitif et de santé générale. Sur ces 916 participants, 177 ont développé une maladie neurodégénérative, dont 124 une maladie d’Alzheimer, dans les 12 années suivant leur inclusion.
« Nous avons seulement 15 % environ de participants avec un statut en vitamine D normal (151 sur 916 exactement), précisent les deux chercheuses. L’étude montre que le risque de développer une maladie d’Alzheimer est multiplié par 3 en cas de déficience en vitamine D, par rapport à un statut normal. Maintenir un statut adéquat en vitamine D contribuerait à ralentir le déclin cognitif et à retarder ou prévenir l’apparition d’une maladie d’Alzheimer, conclut l’étude.
Dans une seconde étude faisant, elle, intervenir 666 participants, les chercheurs ont pris en compte 22 nutriments liposolubles (vitamine D et A mais aussi 12 acides gras, 2 formes de vitamine E, 6
caroténoïdes différents). Les participants qui montraient les plus faibles concertations plasmatiques en vitamine D, en caroténoïdes et en acides gras polyinsaturés, présentaient un risque multiplié par quatre de développer une démence par rapport à ceux présentant les plus hautes concentrations.

Source RT Flash